✅ Parents dans le besoin
Priorité absolue lorsqu'ils sont réellement nécessiteux.
Une synthèse pratique pour identifier les dons, bénéficiaires et dépenses qui peuvent être comptabilisés dans le maasser, avec les limites les plus fréquentes.
Le maasser est destiné à la tsédaka. Il vise un don réel, sans contrepartie personnelle directe. Quand une partie du versement procure un avantage en retour, seule la part qui reste réellement un don peut être comptée.
Priorité absolue lorsqu'ils sont réellement nécessiteux.
Ils passent avant les pauvres plus éloignés.
Destination préférentielle selon de nombreux décisionnaires.
La proximité communautaire crée une priorité pratique.
Selon certains avis, ils précèdent les pauvres d'autres villes hors Israël.
Hakhnasat kala et aide aux orphelins font partie des causes explicites.
Pidyon shvuyim est une obligation communautaire majeure.
Ils restent pleinement éligibles après les priorités précédentes.
| Cas | Statut | Condition pratique |
|---|---|---|
| Don à un pauvre ou à une famille en difficulté | ✅ Oui | Le besoin doit être réel. |
| Yéchiva, collel, beth midrach | ✅ Oui | Destination centrale du maasser. |
| Talmud Torah et école d'enfants | ✅ Oui | Priorité importante pour l'éducation juive. |
| Scolarité des enfants de plus de 6 ans | ✅ Conditionnel | Peut être imputée au maasser, surtout si la charge est lourde. |
| Kiruv rehokim | ✅ Oui | Transmission et rapprochement à la Torah. |
| Kimha depisha, aide de Pessah aux pauvres | ✅ Oui | Aide directe aux nécessiteux pour la fête. |
| Frais liés à la visite aux malades | ✅ Oui | Quand la dépense sert l'acte de bikour holim. |
| Dons dans la rue ou boîtes de tsédaka | ✅ Oui | À noter dans son suivi de maasser. |
| Don en mémoire d'un défunt | ✅ Oui | À condition de ne pas recevoir de repas ou d'avantage personnel. |
Un don général peut entrer dans le maasser, surtout s'il sert un besoin communautaire réel. Si des pauvres ou des institutions de Torah sont en manque, ils restent prioritaires.
Possible s'il n'existe pas de synagogue accessible dans le quartier. Plus discutable si l'équipement existe déjà et que des pauvres sont dans le besoin.
Peut devenir prioritaire lorsqu'aucun mikvé n'est accessible à distance raisonnable.
Conditionnel : l'intention d'utiliser l'argent du maasser doit être formulée au moment du prélèvement.
Un don pour un repas auquel on n'assiste pas peut compter. Une participation à un repas où l'on mange est une dépense personnelle. Si tu offres le kidouch (hatan, bar-mitsva, etc.), il s'agit d'un honneur communautaire, il n'entre pas dans le maasser.
L'obligation d'honorer ses parents s'étend après leur mort. Offrir un kidouch pour le yahrzeit de son père ou de sa mère est considéré par plusieurs poskim comme une obligation morale assimilée à une mitsva personnelle, comme payer le kaddish ou l'étude de Michna en leur mémoire. Dans ce cas, cela ne compte généralement pas comme maasser.
Pour un ami, un membre de la communauté ou une personne envers qui il n'existe pas d'obligation formelle, le don peut être considéré comme pur, surtout si vous n'assistez pas vous-même au repas. Dans ce cas, il peut compter comme maasser.
Si vous assistez vous-même au kidouch offert en mémoire, vous recevez de la nourriture en retour. Cette contrepartie partielle disqualifie le don. Dans ce cas, cela ne compte pas comme maasser.
La séouda hodaya illustre une règle plus large : le caractère religieux ou spirituel d'un repas ne suffit pas à le faire entrer dans le maasser. C'est la nature du don, pur et sans contrepartie, qui est déterminante, indépendamment de l'intention ou de l'occasion. Un repas reste un repas, même offert en remerciement à Hachem.
Si l'achat est en réalité un soutien sans espoir réaliste de gagner, il peut être traité comme un don. Si le gain est réel et attendu, la prudence est recommandée.